La Foulée Saillonintze est née d’une belle aventure.
En 2016, dans le cadre du jumelage entre Saillon et la commune française de Barbentane, des amoureux de la course à pied et du trail se sont retrouvés à Saillon pour relever un défi un peu fou : rejoindre Barbentane en six jours.
Nos amis français faisaient tous partie d’un club de course. Cette aventure sportive et humaine nous a donné envie de poursuivre l’histoire à Saillon. À l’issue de cette épopée, Christophe Luisier, premier président de la Foulée, et Justine Panchaud ont partagé quelques cafés… et l’idée de créer notre propre club de course a fait son chemin.
Quelques mois plus tard, la Foulée Saillonintze voyait le jour.
Depuis, le club a grandi tout en conservant son esprit d’origine : un club amateur ouvert à toutes et tous, marcheurs, coureurs et traileurs, quel que soit leur niveau. La sauce a pris et, aujourd’hui, nous comptons environ 60 membres actifs.
Le premier Comité (de gauche à droite) : Sophie Roduit, Justine Panchaud (actuelle Présidente), Christophe Luisier (premier Président), Rose-Marie Rubin et Jessica Thurre.
Tous les mardis à 19h00, nous nous retrouvons à la place Farinet à Saillon pour une heure de course ou de marche.
Les parcours sont proposés à l’avance par un membre du comité, un marcheur ou un coureur. Et parfois, ils se décident simplement sur le moment, selon les envies et l’énergie du groupe.
Nos sorties
Quatre fois par année, nous organisons une sortie réservée aux membres, le samedi ou le dimanche. Ce sont autant d’occasions de découvrir de nouveaux parcours et de partager un bon moment ensemble.
Durant l’année, nous proposons également des sorties trail le dimanche matin pour celles et ceux qui souhaitent aller un peu plus loin, sur les sentiers.
Et chaque mois de novembre, nous nous retrouvons au départ de la Course Sainte-Catherine de Saillon. Nous participons également, au gré des envies, à d’autres courses et trails.
Sous l'égide de la Foulée saillonintze, par son premier Président Christophe Luisier et un comité ad hoc, une nouvelle compétition s'inscrit dans le calendrier valaisan des courses de montagne: Saillon - Ovronnaz. La première édition se déroulera le samedi 22 avril 2017.
Cette magnifique épreuve, ouverte aussi bien aux marcheurs qu’aux coureurs, qu’ils soient de niveau Populaires ou Elites serpente dans un cadre aussi varié que merveilleux.
Après un rapide passage en plaine, les participants traversent le bourg pittoresque de Saillon, se faufilent dans le vignoble de Saillon, puis enjambent la gorge de la Salentze par la fameuse « Passerelle à Farinet ». Ils traversent ensuite deux hameaux de la Commune de Leytron, Les Places et Dugny, puis emprunte des sentiers forestiers avant l’arrivée tant attendue qui se situe au baby-lift, dans la station d’Ovronnaz...
Après 7 éditions, le Comité de la course Saillon–Ovronnaz doit malheureusment jeter l'éponge, l’ex-président de son comité d’organisation pointe l’influence du circuit UTMB, qui concentre l’intérêt de nombreux trailers au détriment des petites épreuves région, selon une information révélée par Le Nouvelliste et confirmée par l'ex-président du CO Christophe Luisier.
Ce dernier est à la fois triste et résigné. «Lors de notre dernière édition en 2025, nous n'avions que 157 athlètes au départ. C'est trop peu pour tenir.» Les organisateurs du trail ont pourtant mis toutes les chances de leur côté pour attirer du monde. Ils proposaient un rendez-vous en tout début de saison (fin avril) et des tarifs défiant toute concurrence.
«On demandait 25 francs par coureur. Chacun recevait un souvenir d’une valeur de 10 francs ainsi qu’un bon repas de 10 francs»
Cela n'a pas suffi pour attirer suffisamment de monde et rassembler les 10 à 12 000 francs nécessaires pour l'organisation d'une épreuve qui existait de longue date et avait une solide réputation en Valais (c'est entre Saillon et Ovronnaz que les Championnats du monde de course de montagne avaient été organisés en 2006). Connue d'abord sous le nom de «Course des deux bains», la compétition avait disparu du calendrier avant que Bernard Mayencourt et Christophe Luisier la relancent en 2017, d'abord seuls puis avec La Foulée Saillonintze, le club local de course à pied.
Quand on lui demande pourquoi les traileurs romands se sont désintéressés d'une épreuve aussi renommée, Christophe Luisier évoque la densité du calendrier. «Il y a beaucoup trop de courses.» Il estime aussi que les athlètes recherchent des tracés plus complexes qu'une montée sèche vers Ovronnaz. Il regrette enfin la stratégie du circuit mythique de l'UTMB, dont il affirme payer les conséquences.
Le roi de l'UTMB dévoile sa méthode d’entraînement insolite
L'Ultra-Trail du Mont-Blanc est l’une des courses de trail les plus célèbres et difficiles au monde. Il se déroule chaque année autour du massif du Mont-Blanc. Pour y participer, les athlètes doivent généralement se qualifier via des courses du circuit officiel (UTMB World Series) organisées partout dans le monde. Or en chassant ces épreuves ils délaissent les autres, comme la Saillon-Ovronnaz.
«L'UTMB capte beaucoup de traileurs sur leurs courses. Dans l'ombre, les trails romands souffrent»
Christophe Luisier
Le Valaisan est bien placé pour témoigner de cette situation puisqu'il a lui-même participé à trois épreuves de l'UTMB autour du Mont-Blanc (deux fois sur le tracé de 56 km et une fois sur celui de 100). Pour préparer ces échéances, il a lui-aussi négligé les petites courses de Suisse romande.
Christophe Luisier incarne à la fois la réalité de centaines de milliers de coureurs qui rêvent de participer au mythique UTMB (une aspiration que personne ne saurait leur reprocher) et celle à laquelle sont confrontés les organisateurs des épreuves régionales plus modestes.
Pour que chaque trail puisse tirer son épingle du jeu, notre interlocuteur plaide pour une meilleure coordination entre les organisateurs des différentes épreuves valaisannes.
«Je suis favorable à un regroupement des forces, à une forme de coalition. On pourrait par exemple imaginer un circuit cantonal organisé par la Fédération valaisanne d’athlétisme.»
Christophe Luisier
D’ici là, pour que la course Saillon–Ovronnaz puisse avoir lieu à l'avenir, un nouveau comité d’organisation devra être constitué. Christophe Luisier n’en fera pas partie, mais il se rendra volontiers disponible si les nouveaux responsables souhaitent s’appuyer sur son expérience. «Cette course, c'était le bébé de Bernard Mayencourt. Elle me tient à coeur», conclut le Valaisan, dont l'amour pour son sport n'a pas disparu malgré les galères...